Recommandations pour la qualification aux fonctions de maitre de conférences

Dans le cadre de la nouvelle procédure  d'inscription sur la liste qualification,  la section demande  au titre des pièces complémentaires :

  Le rapport de pré soutenance de thèse. Dans le cas d'une  première demande  de qualification  le candidat   doit communiquer   l'ensemble de ses travaux.

Dans le cas d'une demande de requalification  le candidat devra communiquer les travaux sur les quatre dernières années.

Dans  tous les   cas  trois  publications  seront  fournies  au titre des documents obligatoires, les autres au titre des documents complémentaires.

Le candidat devra  fournir un CV détaillé mentionnant  notamment  son parcours, la liste complète  de ses publications. Cette liste pourra être assortie de  commentaires sur les travaux qui sont les plus relevant en dehors de ceux déjà mentionnés dans la notice obligatoire.

 

L'accès à la qualification est basée  principalement  sur  :

-L'activité scientifique, l'évaluation du candidat se fait à travers l'ensemble de ses travaux :  publications (si il y en a), et le contenu de sa thèse de doctorat.
-L'aptitude  à enseigner les mathématiques.

Critères d'évaluation.

L'activité scientifique: Elle est jaugée par un travail récent de recherche en mathématiques, contenant des résultats théoriques nouveaux et des démonstrations rigoureuses sur le plan mathématique. Son évaluation se fait à travers :
- Les travaux de la thése (les résultats importants du doctorat, le sujet, les techniques mises en jeu ...); pour les candidats titulaires d'un doctorat  très récent, on n'exige pas de publication, la qualification peut être accordée après étude de la thèse et des rapports  de pre-soutenance et de soutenance.
-Les publications récentes. Pour les  autres candidats, on vérifie que  la  thèse a donné lieu  à des  publications dans des journaux référencés (par exp. dans Mathscinet, zbMATH)

Dans le cas  des candidats  ayant changé  de thématique,  on demande à ce que le dossier comporte des publications récentes dans les thématiques de la section 25; il se peut qu'une prépublication ne suffise pas à  obtenir la qualification, la section demande alors une  confirmation de ce  travail de recherche.

Pour les dossiers  relevant aussi de la section 26 (mathématiques et applications) une attention particulière est portée sur  les aspects théoriques du dossier. La seule utilisation d'outils mathématiques, classiques ou avancés, même de façon innovante et dans des domaines originaux, ne peut permettre de qualifier un candidat en section~25.
 
 C'est le cas aussi pour les candidats dont le dossier contient une part importante en  informatique et relèvent aussi de la section 27, que ce soit à travers  une thématique reconnue à la fois par les communautés en  mathématique et en  informatique, comme par exemple  la théorie des graphes, la logique, la théorie des automates, la complexité algorithmique, ou d'une discipline transverse comme la cryptographie. La  section s'assure d'un contenu théorique et mathématique suffisant.

L'aptitude du candidat à enseigner des mathématiques fondamentales.

Pour les candidats dont les travaux sont à la marge  des thématiques de la section 25, la
section s'appuie en particulier sur leur cursus  en Mathématique ou tout autre élément
confirmant  la  capacité du candidat à  enseigner les Mathématiques

Candidats dont la thématique est  l'Epistémologie ou l'Histoire des Mathématiques.

Le dossier scientifique est examiné en tant que dossier d'Epistémologie  ou Histoire des Mathématiques. On sollicite pour cela l'avis d'experts dans  ce domaine faisant partie ou non du CNU. En particulier, il n'y a aucune réticence a priori vis-a-vis des travaux portant sur des périodes anciennes ou ayant une orientation davantage philosophique qu'historique.
On attend  à ce que le dossier du candidat mette en évidence des liens significatifs avec la communauté mathématique, ce qui distingue  d'une demande de qualification en section 72.

On vérifie que le candidat  soit apte à enseigner les mathématiques au moins jusqu'au niveau L3. Des indicateurs sont, par exemple:   avoir passé l'agrégation de mathématiques, un DEA ou un master de mathématiques,  avoir une certaine  expérience en  enseignement des mathématiques dans des filières post-bac, avoir un  contenu mathématique substantiel dans la thèse et dans les publications,

Renouvellement de qualification.
Les dossiers des candidats à un renouvellement de qualification font l'objet d'une attention particulière. Les périodes vides en production scientifiques sont  analysées, et sont presque systématiquement rédhibitoires si elles concernent les  quatre  dernières années d'activité.
 
A contrario, une reprise d'activité récente, concrétisée par des publications ou des travaux soumis est  considérée favorablement par le CNU cependant, si cette reprise se traduit essentiellement par des travaux soumis ou en cours, le CNU peut reporter sa décision de qualification à une campagne ultérieure, conditionnant sa décision à la publication des travaux.

Il est important de souligner qu'une non qualification est une décision non  définitive, elle peut être révisée l'année suivante. Le CNU veille à ce que le dossier d'un candidat refusé ne soit pas examiné deux années de suite par les mêmes rapporteurs.
 
A noter cependant:  la section est souveraine dans ses choix et ses délibérations ont lieu à huis clos. En aucun cas les critères décrits ci-dessus dans ce document ne font l'objet d'une application automatique.