Recommandations pour la qualification aux fonctions de maitre de conférences

Guide du Candidat

Candidature à l'inscription sur les listes de qualification

aux fonctions de maitre de conférences

Recommandations de la 7° section

 

1. DOSSIER DE CANDIDATURE

1.1. Pièces à fournir pour le dossier de candidature

Le dossier doit comporter :

• une pièce justificative permettant d'établir la possession du diplôme de doctorat ou du titre admis en équivalence

• un exposé du candidat limité à quatre pages présentant ses activités en matière d'enseignement, de recherche, d'administration et d'autres responsabilités collectives 

• une liste des productions scientifiques (publications, communications)

• une copie du rapport de soutenance de la thèse signé par les membres du jury et tamponné par les services administratifs compétents. Si le rapport est succinct, et en particulier s'il ne comporte pas d'exposé évaluatif rédigé par chacun des membres du jury comme c'est le cas dans certains pays ou dans certains champs de recherche, il sera complété par les pré-rapports.

Pour les thèses soutenues après le 14 août 2006, les félicitations attribuées à l'issue d'un vote à bulletin secret, font l'objet d'un rapport complémentaire joint en annexe au rapport de soutenance.

Certaines Universités et certaines Écoles doctorales françaises ont pris la décision de ne plus attribuer de félicitations, voire de ne plus attribuer de mentions. Le rapport de soutenance ou toute pièce officielle fournie par l'Université devra stipuler explicitement cette décision.

Pour les candidats dont le diplôme a été délivré dans une langue autre que le français, il conviendra de fournir une traduction du rapport de soutenance et des pré-rapports.

• la thèse

• trois documents au maximum parmi les travaux, ouvrages et articles du candidat. Pour les candidats dont les travaux n'ont pas été publiés en français, il convient de fournir également un résumé en français 

1.2 L'exposé du candidat

Cet exposé, dont la longueur n'excédera pas quatre pages (hors bibliographie), peut être considéré comme un complément du CV dématérialisé. Il comprendre les éléments suivants :

1.2.1. Un bref rappel des principales étapes de la carrière antérieure

Pour ce qui concerne l'enseignement supérieur, on fournira des indications sur le public visé et sur la durée en heures des enseignements. Les enseignements de didactique du français (langue maternelle, langue étrangère ou langue seconde) ou plus généralement de didactique des langues sont à comptabiliser comme enseignement en sciences du langage ; en revanche, les cours de français (ou d'autres langues) à destination d'étrangers sont à comptabiliser dans une rubrique « autres disciplines ».

1.2.2. Les thèmes de recherche du candidat et les domaines dans lesquels il travaille, ainsi que des développements rédigés sur son programme de recherche. Un résumé de la thèse peut trouver place dans cette rubrique.

1.2.3. Les responsabilités que le candidat a assumées, telles que la direction d'un (sous-) groupe de recherche, l'animation d'un séminaire, la participation à un comité de lecture de colloque ou de revue, etc.

1.2.4. Des informations factuelles complémentaires : le candidat peut indiquer tout élément qui lui paraît important pour l'évaluation de son dossier. En particulier, peuvent être mentionnées des informations personnelles expliquant un ralentissement ou une interruption de l'activité du candidat.

1.3. La liste des productions scientifiques

Les publications non scientifiques (traductions, essais, œuvres littéraires, etc.) ne doivent pas figurer dans cette rubrique. Comme toute expérience professionnelle, elles sont cependant pertinentes pour l'évaluation et peuvent être mentionnées dans le CV ou dans l'exposé, mais doivent être clairement distinguées des publications scientifiques au sens strict. Il en va de même, pour les recensions ou les travaux de vulgarisation.

Pour remplir la rubrique consacrée aux publications et communications, la 7° section incite les candidats à la qualification :

 - à indiquer les références très précises des travaux (en mentionnant notamment la pagination, le n° ISBN pour les ouvrages ou extraits d'ouvrages, l'adresse des publications en ligne, etc.) ;

à distinguer les travaux parus, les travaux acceptés mais non parus et les travaux soumis. Lorsque des travaux acceptés mais non parus figurent dans la liste des travaux, il est recommandé qu'ils soient accompagnés d'un document attestant leur acceptation ;

Il est conseillé d'organiser la liste des publications et travaux de façon à distinguer le cas échéant :

- les articles, parmi lesquels on distinguera :

- les articles publiés dans une revue à comité de lecture

- les articles publiés dans une revue sans comité de lecture

- les articles publiés dans un recueil ou dans des actes

- les chapitres d'ouvrages

- les articles publiés sur d'autres supports 

les ouvrages, pour lesquels on signalera s'il s'agit de :

- directions de numéros de revue

- directions d'ouvrages

- ouvrages publiés comme auteur ou co-auteur

Parmi les ouvrages, on distinguera :

- les monographies

- les recueils scientifiques, les actes

- les manuels universitaires

- les manuels du 1er ou du 2nd degré ;

les communications, en précisant si elles ont donné lieu ou non à la publication d'actes et en distinguant :

- les communications présentées dans des colloques internationaux à comité de sélection

- les communications présentées dans des colloques nationaux à comité de sélection

- les conférences sur invitation et les participations à des tables rondes dans des colloques à comité de sélection

- les communications présentées dans des colloques ou journées d'étude sans comité de sélection

- les conférences dans des séminaires, interventions ponctuelles

- les interventions destinées à diffuser ou vulgariser l'information scientifique

- les autres communications

Précisions :

a) Est considérée comme « auteur » toute personne ayant rédigé seule une publication. Est considérée comme « co-auteur » toute personne ayant travaillé à une publication en collaboration, quel que soit l'ordre adopté de présentation des auteurs sur la page de titre de l'article, du chapitre ou du volume

b) Un colloque international est un colloque dont le comité scientifique ou le comité de lecture comporte une proportion notable de membres dont l'affiliation n'est pas en France (mutatis mutandis pour un colloque organisé dans un autre pays, qui n'est donc pas nécessairement international).

c) Les communications dans un colloque qui donnent lieu à des actes sont à mentionner deux fois, une fois comme communication et une fois comme article.

d) Il est opportun de signaler les publications ou les communications présentées en langue étrangère.

e) Le candidat à une requalification prendra soin de préciser les publications et communications qu'il a effectuées ou engagées depuis la date de sa dernière qualification.

2. CRITERES D'EVALUATION

Deux critères président à la décision de qualifier ou non un candidat aux fonctions de maître de conférences, l'appartenance au champ disciplinaire couvert par la section et la qualité du dossier.

Champs disciplinaires

De nombreux dossiers sont rejetés parce qu'ils n'appartiennent pas au champ disci­plinaire couvert par les sciences du langage. L'appartenance à la discipline se juge principalement par l'objet et la démarche de recherche, qui doivent se situer au moins partiellement dans le champ couvert par les sciences du langage, et la compo­sition du jury de thèse. Il est souhaitable que le jury comprenne au moins un spécia­liste de sciences du langage.

On peut rappeler que les fondements de la discipline sont constitués par le langage et les langues, que celles-ci soient appréhendées à travers leurs systèmes, leurs usages, leur appropriation ou leur transmission. La 7e section ne rejette pas les appro­ches pluridisciplinaires, mais demande que les compétences en sciences du langage soient bien mises en évidence dans le dossier. (Un indice est fourni par les références théoriques que se donnent les thèses, un autre par les supports de publications.) On peut énumérer un certain nombre de domaines de recherche sur lesquels la section a été amenée à préciser sa spécificité :

·       Didactique des langues, du français langue maternelle, étrangère ou seconde :

Ces domaines de recherche font partie du champ de la 7e section, à condition que le cadre théorique relève des sciences du langage. On peut citer, à titre d'exemples, les recherches sur l'analyse des interactions péda­gogiques, les recherches sur l'acquisition, les recherches sur la didactique de l'oral fondées sur la phonologie ou l'analyse conversa­tionnelle, les re­cherches sur l'illettrisme ou sur le français langue seconde appuyées sur la sociolinguistique, les recherches analysant les discours officiels avec les outils de l'analyse de discours, les recherches sur l'intégration des TIC convoquant l'analyse de discours et la sémiologie… Certaines thèses examinées non seulement ne font pas mention d'un tel cadre théorique, mais encore ne tiennent aucun compte des recherches ancrées en sciences du langage existant dans le domaine qu'elles abordent : la qualification ne peut alors qu'être refusée.

·       Langues étrangères et traduction :

Concernant les thèses relevant d'une des sections de langues, il convient évidemment qu'elles traitent soit de problèmes linguistiques, soit de di­dactique. Pour la traduction, il doit s'agir de traductologie.

·       Littérature et stylistique françaises :

Ces champs relèvent normalement de la 9e section du CNU : Langue et litté­rature françaises (de même pour les travaux littéraires sur d'autres langues, qui relèvent de la section concernée par cette langue). Pour qu'une qualifi­cation en 7e section puisse être envisagée, une dimension d'analyse linguistique des textes doit apparaître clairement à travers la problémati­que et les références bibliographiques.

·       Sciences de l'éducation :

Une recherche en sciences de l'éducation ne peut être qualifiée en 7e section que si elle porte sur la didactique des langues (du français et des autres langues) et répond aux critères énoncés ci-dessus à propos de ce domaine.

·       Sciences cognitives :

Celles-ci sont par nature pluridisciplinaires. Il convient que la part accor­dée aux sciences du langage soit suffisamment importante et réponde aux critères énoncés ci-dessus à propos de ce domaine.

·       Traitement automatique des langues :

On peut distinguer dans ce domaine une approche plus informatique et une autre plus linguistique. Ici aussi, le jury, la problématique et les réfé­rences bibliographiques ne doivent pas relever exclusivement de l'informatique.

·       Sémiotique :

Dans les différents domaines qu'elle peut aborder (verbaux et non-ver­baux), la recherche doit attester une maîtrise des concepts et de la métho­dologie intéressant les sciences du langage et l'analyse du discours.

·       Philosophie du langage :

Ce champ relève normalement de la 17e section du CNU : Philosophie. Pour qu'une qua­lification en 7e section soit envisageable, une dimension d'analyse des énoncés doit apparaître – c'est notamment le cas en sémantique for­melle du langage ordinaire.

·       Pathologie du langage :

Ce champ est aux frontières de plusieurs sections du CNU. Pour qu'une qua­lification en 7e section soit envisageable, il convient que la part ac­cordée aux sciences du langage soit suffisamment importante et réponde aux critères énoncés ci-dessus à propos de ce domaine.

Qualité du dossier

Pour la qualité du dossier, les éléments pris en compte sont principalement :

- le rapport de soutenance et les pré-rapports ;

- la thèse elle-même ;

- les publications répondant aux critères scientifiques habituels d'évaluation ;

- l'expérience d'enseignement dans le supérieur et de la recherche ;

- les responsabilités assumées dans des organismes d'enseignement supérieur et/ou de recherche.

Les publications, expériences d'enseignement et responsabilités ne sont, à l'heure actuelle, pas indispensables à la qualification, mais constituent des éléments d'appréciation importants voire décisifs lorsque la thèse et le rapport de soutenance n'offrent pas les garanties suffisantes pour l'exercice de la maîtrise de conférences. 

 

À ce titre, la 7e section incite les candidats à ne pas attendre la fin du doctorat pour étoffer leur dossier sur les trois composantes essentielles du métier d'enseignant-chercheur : publications scientifiques et communications orales, enseignement, animation de la recherche. La section n'en fait pas, à l'heure actuelle, une condition nécessaire à la qualification mais l'évolution du métier d'enseignant-chercheur et les conditions de recrutement l'y conduiront à brève échéance. 

 

De la même façon, si la thèse n'a pas été soutenue récemment, et en particulier si le candidat a déjà été qualifié, il est attendu qu'il montre la continuité de son insertion dans la re­cherche par des publications régulières, et par une affiliation à une équipe de recherche. 

 

Enfin, les candidats n'ayant pas soutenu leur thèse en français dans un pays franco­phone sont invités à attester par tous les moyens de leur capacité à enseigner les sciences du langage en français : publications ou communications en français, connaissance des travaux publiés en français dans leurs propres publications, di­plômes, attestations, etc.

 

(mise à jour le 21 septembre 2017)